Je l'aimais, Anna Gavalda
Résumé: A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l'on se rend compte – un peu tard – que l'on s'est peut-être trompé? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d'Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. A sa manière: plutôt que d'accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n'en a pas été capable. Tout au long d'une émouvante confidence, il raconte à sa belle fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché.
.
Mon avis: J'trouve que ce roman est décevant. L'histoire est belle mais elle manque d'approfondissement. Par contre on y retrouver l'écriture superbe d'Anna Gavalda tellement simple qu'elle traduit bien la réalité de l'histoire, et la simplicité des dialogues qui transcrit bien les sentiments des personnages. Parce que ses personnages, ça pourrait être nous. Après peut-être que j'ai été déçu par ce roman parce que je suis tombée totalement amoureuse de Ensemble c'est tout. Et puis je trouve aussi la fin un peu bizarre. C'est pas un incontournable bien que j'adore lire Anna Gavalda ^^.
.
Citations:
"On biaise, on s'arrange, à notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s'y attache. C'est la vie. Il y a les courageux et puis ceux qui s'accommodent. C'est tellement moins fatiguant de s'accommoder…"
.
"Elle avait posé son menton sur ses doigts croisés et me jetait des regards confiants pour me donner du courage. Il y avait quelque chose de cruel dans ses petits sourires en coin, j'étais complètement dans le coaltar mais je m'en rendais bien compte. Je ne respirais plus. Je croisais mes bras sur mon ventre pour retenir ma bidoche et je priais le ciel. J'étais à la merci. J'allais vivre les plus belles heures de ma vie."
.
Critiques:
"Avec un charme douloureux et lumineux, Anna Gavalda raconte que l'on peut partir par courage et rester par lâcheté. [...] La romancière évoque, en des murmures stylistiques, l'héroïsme du quotidien, sur un air de rien qui attrape tout. Gavalda a la grâce." [Le journal du dimanche]









